Suite à la découverte récente de produits impropres à la consommation à Coyah, une rencontre d’urgence a été organisée le 30 août 2024 par M. Mamadou Saliou Diaby, Secrétaire général du Ministère du Commerce, de l’Industrie et des PME. Cette réunion a rassemblé la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Guinée (CCIAG), l’Union des Consommateurs de Guinée (UCG) et le Syndicat des Commerçants, dans le but de trouver des solutions concrètes pour lutter contre la commercialisation de ces produits impropres à la consommation.
Après un tour de table, M. Diaby a expliqué l’objectif de cette rencontre, qui portait sur la problématique du reconditionnement et de la commercialisation de riz impropre à la consommation. Il a ensuite passé la parole au 1er Vice-Président, M. Éric Benjamin Collé, qui a immédiatement souligné la gravité de la situation, la qualifiant de préoccupante pour chaque Guinéen. Il a également informé le Secrétaire général que le collectif des importateurs de riz avait déposé une plainte contre X au niveau de la CCIAG, demandant que le coupable soit sévèrement puni par la loi. Il a ensuite invité chaque partie présente à s’exprimer sur le sujet.
Le Président de la Fédération des Consommateurs, ainsi que le Syndicat des Commerçants, ont chacun pris la parole, soulignant la nécessité pour le ministère de prendre des mesures draconiennes contre les responsables de tels actes. Ils ont également insisté sur l’importance de renforcer les structures de contrôle en les dotant d’équipements nécessaires pour accomplir leur mission.
Le Directeur de l’Office National de Contrôle de Qualité, M. Mohamed K. Sylla, a ensuite détaillé la procédure de traitement des produits destinés à la consommation animale, suggérant que ce système devrait être revu ou arrêté pour mettre un terme à ces pratiques. Quant au Directeur du Commerce Intérieur, M. Yombouno Emile, il a souligné la nécessité de créer une synergie d’action entre toutes les parties prenantes et a félicité la CCIAG pour son rôle auprès des pouvoirs publics.
Il convient de rappeler que les commerçants ont déjà pris des initiatives pour sécuriser leurs marchandises. Enfin, des mesures urgentes ont été prises par le SGMCIPME, à savoir :
1. Élargir le contrôle à toutes les fermes.
2. Ouvrir des dialogues entre les parties prenantes, les consommateurs et les services compétents (DNCIC, ONCQ).
3. Revoir la procédure de contrôle.
4. Observer la réaction de la justice sur ce cas.
5. Prévoir des sanctions pour le non-respect des procédures.
M. Mamadou Saliou Diaby a réaffirmé la détermination du ministère à poursuivre ses efforts pour garantir que les produits commercialisés respectent les normes de qualité. Cette collaboration entre les acteurs du secteur commercial constitue un jalon essentiel dans la quête d’un marché plus sûr, où la santé des consommateurs est une priorité, pour un environnement commercial plus sécurisé.